POUR SE DETENDRE UN PEU … UNE DEVINETTE

Ce qui suit est une situation totalement imaginaire. Il s’agit juste d’une devinette.
Imaginez qu’un jour, un dirigeant socialiste vous dise : « Français, je vous ai compris. Nous allons arrêter cette folle politique migratoire. Nous allons adopter un principe beaucoup plus raisonnable : nous allons accueillir cette année deux personnes seulement et nous adopterons la règle suivante : nous multiplierons par 2.5 seulement chaque année le nombre total de personnes accueillies. Nous aurons ainsi au bout de cinq ans 78 personnes en tout, ce qui est très peu ».
Un dirigeant des républicains qui passe par là avec des amis de l’UDI et du MODEM vous dit, « nous sommes tout à fait d’accord avec les socialistes ».
Des écologistes et des militants d’extrême gauche trouvent que cela est scandaleux et qu’il faudrait accueillir au moins 100 000 personnes la première année voire même un nombre illimité.
Que diriez-vous ? Seriez-vous d’accord ? Combien de personnes seraient accueillies au bout de 20 ans ?

Solution
Voici le tableau de progression du nombre de personnes.
ANNEE 1                2.00
ANNEE 2                5.00
3                                 12.50
4                                 31.25
5                                78.13
6                             195.31
7                             488.28
8                         1 220.70
9                         3 051.76
10                      7 629.39
11                   19 073.49
12                   47 683.72
13                119 209.29
14                298 023.22
15                745 058.06
16             1 862 645.15
17             4 656 612.87
18           11 641 532.18
19          29 103 830.46
20          72 759 576.14

Soit 73 millions environ au bout de 20 ans.
Conclusions
Il ne faut pas croire les socialistes et leurs amis.
Il ne faut pas faire de la politique à court terme.
Il faut faire attention aux fonctions exponentielles.
Il faut voter FN.

Les chiffres du chômage dans le Rhône

Après les mensonges … les chiffres
Lyon Métropole
Catégories A B C : + 0.5 % sur un mois / + 6.6 % sur un an
Ancienneté de + 1an : + 1.2 % sur un mois / + 10.9 % sur un an
Nouveau Rhône
Catégories A B C : + 0.6 % sur un mois / + 7.4 % sur un an
Ancienneté de + 1an : + 1.4 % sur un mois / + 12.50 % sur un an
Conclusion : pas de baisse du chômage mais une hausse continue. La continuité UMPS est parfaite (logique : les mêmes politiques produisent les mêmes effets)

STATS CHOAME RHONE 09 15 COURBE

source : DIRECCTE RHONE-ALPES / DR POLE EMPLOI RHONE-ALPES

 

Etre français

Quand on aborde la question de l’identité, aussitôt la cécité intellectuelle frappe les esprits pour laisser la place aux hurlements des meutes de pseudos défenseurs des droits de l’homme et du désormais fameux « vivre ensemble » (remarquons simplement que nous vivons ensemble depuis longtemps et que nous n’avons pas attendu leurs fumeux et insidieux conseils).
Pourtant l’homme a besoin d’une identité comme il a besoin de boire ou de se nourrir.
Fort de son identité on aborde sereinement l’avenir et le monde. On est d’autant plus à l’aise avec les autres que l’on sait qui l’on est.
Le tabou suprême consiste à parler de son identité « française ». La question est d’autant plus sensible si elle se pose à un « nouveau » français.
Pourquoi tant de complications ? Les choses sont en vérité très simples.
J’avais écrit une phrase qui me paraît répondre à cette question : « Alors, nous sommes devenus français et nous avons reçu la France en héritage, à charge pour nous d’en préserver l’essence et la substance. Nous avons fait nôtres son histoire, sa langue, sa culture, ses traditions, ses morts et ses vivants. »
Voilà c’est tout.
Devenir et/ou être français, consiste simplement à se concevoir français depuis toujours, non pas du bout des lèvres, mais en son for intérieur, dans la plénitude de son être.
Il suffit de le vouloir et de dire « je le veux ».
Un engagement clair et sans équivoque vaut mieux que de longs discours ou d’infinis prétextes.

CREDO … PATRIOTIQUE

Je crois en la France,
Pays magnifié,
créatrice de notre identité et de notre souveraineté  ;
et en la Nation,
sa Fille unique, notre matrice,
qui a été conçue par la Royauté et l’Eglise, transmise à la République,
est née de sacrifices,
a souffert sous la droite,
a été crucifiée par la gauche,
a été soumise et ruinée,
est descendue aux enfers mondialistes,
le troisième millénaire est ressuscitée des mortes Nations,
est montée au firmament du monde libre,
baignée de lumière,
d’où elle veillera sur les vivants et les morts.
Je crois en l’Esprit Français,
à l’identité française et à la souveraineté,
à la communion des patriotes,
à la rémission des trahisons,
à la résurrection du peuple,
à un avenir radieux.

Immigration

La question de l’immigration agite actuellement les esprits à juste titre. Dans un souci d’honnêteté intellectuelle, on soulignera au préalable la justesse des analyses et des prévisions du FN. La capacité à prévoir le futur n’est-elle pas un des critères de validité d’un modèle ?
On constate la présence d’au moins deux camps.
Les mondialistes instrumentalisent les situations humaines les plus difficiles voire les plus dramatiques, se vautrent sans vergogne dans un cynisme absolu en exploitant la mort des hommes, afin de culpabiliser les français et de leur faire accepter la fatalité de l’immigration massive et incontrôlée qu’ils ont (les mondialistes) eux-mêmes souvent provoquée. Ils abhorrent la nation, l’identité et le peuple. Ils traitent l’homme en vulgaire matériau d’expérimentation dans leurs projets délirants d’ingénierie sociale.
Les personnes attachées à leur identité et à leur souveraineté démontent les manœuvres de ces imposteurs sans foi ni loi, si ce n’est la leur, soulignent les risques à court terme et à long terme de cette situation et recherchent des solutions pour faire face à ces flux incontrôlés.
Quelle devrait-être, à notre humble avis, la situation à tenir en pareille situation ?
Il conviendrait dans un premier temps d’analyser les causes de ces flux migratoires, notamment : les aventures militaires de petits présidents en mal de gloire, la misère, le pillage organisé des nations, les guerres, les appels directs et indirects à l’immigration, l’abandon de la souveraineté nationale, le manque de compétences du personnel politique aux affaires. Il faut commencer par nommer les faits, les lieux et les noms. On pourrait ainsi identifier les responsables, au moins partiels, de cette situation dramatique afin d’éviter de leur confier de nouveau notre avenir. Il ne faut pas toujours refaire les mêmes erreurs sous peine de devenir complice de fait par absence de discernement. La naïveté et la légèreté sans des péchés mortels pour une nation. Il est clair que ceux qui ont exercé le pouvoir depuis des décennies en France seraient disqualifiés pour faute et incompétence. N’existe-t-il pas dans les entreprises le licenciement pour faute lourde ?
Il faudrait ensuite se demander si tous ces migrants sont des « réfugiés ». Quelle est la part de ceux qui doivent fuir pour échapper à une répression certaine ou à la mort ? Quelle est la part de ceux qui viennent tenter leur chance en Europe pour améliorer leurs conditions de vie voire parfois pour « jouir sans entrave » d’un système social qui peut se montrer parfois très généreux voire très, très, généreux. Notons au passage que ce système social ne survivra pas à la politique mondialiste actuelle et qu’une des missions confiées au parti socialiste et à ses alliés (je ne parle pas du militant de base) est bien de liquider le modèle social français.
Il est clair que seuls ceux qui sont de véritables réfugiés nécessitent une prise en charge immédiate dans des centres d’accueil adaptés. Les autres doivent être reconduits à leur point de départ dans des conditions décentes et humaines et après s’être assuré de leur état de santé.
Il conviendrait alors de se poser la question des besoins et des capacités de la nation quant à l’accueil pérenne de nouvelles populations. Par exemple, avons-nous les moyens d’accueillir tous ceux qui souhaiteraient venir ? Les mouvements démographiques en cours depuis au moins trente ans ont eu et ont un effet structurant à très long terme. Nous savons que le multiculturalisme porte en germe le conflit et qu’il est intrinsèquement incompatible avec le « vivre ensemble ». Dans une démocratie, on consulterait les habitants pour leur demander de décider, mais vivons-nous dans une démocratie ? Dans une société pré-démocratique certainement, démocratique, rien n’est moins sûr. A notre connaissance et sauf preuve contraire, aucun élu en France n’a reçu un mandat pour porter atteinte à la souveraineté et aux intérêts de la France (cf. textes fondateurs de la République). Pourtant, les élus se sont attribués ce droit. Cet acte de « forfaiture » doit être dénoncé. Selon nous, la France n’a ni les besoins ni les moyens d’accueillir de façon pérenne toutes ces populations.
Quant à ceux qui veulent ouvrir en grand les frontières (les psycho-naïfs et autres idiots utiles) on rappellera trois chiffres :
– la Banque mondiale révèle qu’il y a encore 1,2 milliard de personnes en situation d’extrême pauvreté dans le monde, et que les pays d’Afrique subsaharienne en comptent encore plus du tiers.
– L’Afrique va connaître une explosion démographique, + 120 % d’ici le milieu du siècle. « Dans ce monde en évolution, l’Afrique reste une exception à bien des égards. Dépassant toutes les estimations précédentes, l’accroissement désormais annoncé serait de 33 % jusqu’en 2025, puis de 66 %, ensuite, soit une augmentation totale de 120 % portant la population à 2,4 milliards au milieu de ce siècle, soit 24,9 % de la population mondiale contre 15,4 % aujourd’hui. Pour la seule Afrique subsaharienne, la population serait multipliée par 2,4 et approcherait les 2,2 milliards d’habitants. »
– Les populations concernées par les guerres représentent environ deux cents soixante millions d’habitants.
Ces chiffres suffisent à montrer la folie de cette « générosité » de façade.
On en déduirait alors la seule démarche réaliste :
– dans l’immédiat
o mettre en place (ou améliorer) des centres d’accueil en Europe et dans les pays d’origine des migrants (si cela s’avère possible), détruire des réseaux de passeurs et leurs moyens, accompagner dans leur pays d’origine tous ceux qui ne sont pas de véritables réfugiés, trouver des solutions d’accueil temporaire pour les véritables réfugiés, soit dans des centres soit auprès de volontaires qui souhaiteraient les accueillir chez eux à leurs frais (par exemple Catherine Deneuve) soit dans des pays européens qui souhaitent accueillir des réfugiés (l’Allemagne par exemple), soit dans tout autre pays ayant des besoins et les moyens d’accueillir dignement ces personnes. Eu égard au nombre probable de véritables réfugiés ces solutions devraient être suffisantes.
o Arrêter de voter pour des incompétents notoires.
o Cesser les interventions militaires aux effets catastrophiques pourtant évidents a priori, comme en Libye.
– A moyen et long termes
o mener des actions diplomatiques à l’échelle internationale afin de tenter de résoudre les problèmes et de supprimer les menaces dans les pays d’origine. Ceci permettrait à nombre de réfugiés de pouvoir retourner vivre sur leur terre natale en toute sécurité à plus ou moins brève échéance.
o Accepter que les natifs des pays concernés puissent bénéficier de leurs richesses nationales (pétrole, minerais etc.).
o Assimiler une partie des réfugiés au pays d’accueil en fonction de la politique nationale décidée par les habitants (référendum).
o Mener des politiques extérieures intelligentes et cohérentes et sortir d’une logique de soumission.

Pour finir, rappelons que la religion condamne le suicide individuel …. et collectif.

Ces extrémistes qui s’ignorent

Au cours du dernier conseil d’arrondissement, lors d’une intervention sur la question de l’accueil des immigrés à Lyon, j’ai indiqué mon opposition à un accueil large et inconditionnel, en distinguant l’asile de l’immigration économique. J’ai également fait part de mon étonnement quant à l’existence de soudaines capacités d’accueil alors que tant de personnes vivent ici dans des conditions particulièrement difficiles. Aussitôt la machine à tuer le débat s’est mise en marche. Un élu de l’UDI, associé à une élue socialiste (hasard ?) m’ont, tels des cerbères, reproché ma prise de position, eu égard à mes origines et au fait d’être un descendant de réfugié. Mes ancêtres avaient bénéficié du droit d’asile, alors je devais défendre une immigration sans condition et sans limite. Fait aggravant, j’avais écrit et prononcé un discours pour le centenaire du génocide arménien, dans lequel j’avais notamment rendu un hommage à la France qui fut notre salut. J’étais devenu un ingrat ….. d’extrême-droite.
Cette réaction moralisatrice ne m’a pas étonné, mais ce jugement moral fondé sur le fait de ne pas être un français « de souche » m’a fait réfléchir. J’avais déjà eu ce type de remarque de la part d’adeptes de la secte multiculturelle.
A posteriori, je me suis rendu compte, qu’aux yeux des « immigrationnistes », je n’étais pas un français libre d’avoir ma propre opinion. Je me suis rendu compte que j’étais perçu comme une sorte d’éternel métèque, ni étranger, ni citoyen, que l’on avait bien voulu accueillir et qui ne pouvait avoir qu’une seule façon de penser. Ainsi, mon origine lointaine étrangère devait déterminer ma façon de penser. Posture racialiste : l’ethnie et l’histoire définissent ce que doit être l’individu. Un étranger et ses descendants ne deviennent jamais des français à part entière. Je comprends mieux leur opposition à l’assimilation. Après le « pas d’amalgame », voici le « pas d’assimilation ». Posture extrémiste par excellence.

AUGMENTATION DU CHOMAGE : une constante socialiste

Catégories A B C
+ 16400 en janvier
+30400 en février
+ 29600 en mars
+ 54.100 en avril
Soit une accélération du rythme de la hausse (hausse de la hausse) + 83 % d’augmentation en un mois
Soit + 130 500 depuis début 2015
Soit + 32 625 en moyenne par mois depuis début 2015
Le magicien et bonimenteur célèbre, le mage REBSAMEN, a dit « la politique gouvernementale a permis de limiter les effets de la crise pour de très nombreux Français » et il prédit « Il faut un délai de plusieurs mois avant que la reprise de l’activité ne se traduise par des embauches ».
Traduction « ce n’est pas plus mal que si c’était pire » et « la reprise qui n’existe pas, s’est traduite par plus de chômage, alors il va falloir attendre encore de longues années … avant la retraite ».

Epître aux socialistes, à leurs alliés, à leurs complices …. Et aux « républicains »

Petit rappel des textes fondateurs et fondamentaux de la République … qui est républicain, qui ne l’est pas ?
Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004.
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.
La langue de la République est le français.

L’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.

L’hymne national est « La Marseillaise ».

La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.

Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques.
Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.

La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation.
Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.
La République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international. Elle n’entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n’emploiera jamais ses forces contre la liberté d’aucun peuple.
Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.
La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.
Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l’instant : il se rend coupable par la résistance.
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.
La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.
Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Devoir de mémoire – le génocide des arméniens en 1915

Texte de mon intervention le  13 avril en conseil d’arrondissement. Ce texte est extrait d’un texte plus long que nous publierons ultérieurement
Il y a un siècle, le 13 avril 1915, ils ne le savaient pas, mais leur destin était scellé, ils allaient bientôt mourir. Leur dernier regard sur le monde allait être empli de terreur.
Cette année est marquée par la commémoration du centenaire du génocide des arméniens de l’empire ottoman par les turcs en 1915, le Golgotha des arméniens.
Premier génocide du vingtième siècle qui annonçait d’autres génocides et d’autres massacres, jusqu’à nos jours.
Parler de ce drame est un moment particulier pour nous, français d’origine arménienne : l’histoire se mêle à notre histoire, personnelle et collective. L’année 1915 est pour beaucoup d’entre nous, la fin de notre généalogie et le début de notre nouveau destin.
Ce moment du souvenir est aussi un moment de vérité.
Aussi rendons nous cette année un triple hommage : aux victimes innocentes du génocide, aux survivants qui furent nos grands-parents et à la France qui fut notre salut.
Le génocide est sans doute le point paroxysmique de l’histoire des arméniens, mais il y eu avant une longue histoire dont je dirai seulement quelques mots.
Les arméniens sont un petit peuple d’Anatolie, qui vécut une grande partie de son histoire sous domination et sans Etat, le regard tourné vers le Mont ARARAT.
Premier peuple à se convertir officiellement au christianisme au début de l’an 300 après JC, il est habité par la foi et une très forte identité.
Situé au carrefour des grands empires, les invasions et les dominations ont marqué notre histoire : romains, perses, mongols, arabes, ottomans et autres envahisseurs, et pour finir, après le génocide, 70 ans sous le joug du totalitarisme communiste, régime de terreur s’il en fût, un temps compagnon de route du nazisme. Aussi n’oublions pas que nombre d’arméniens furent déportés par ce régime et disparurent dans l’immensité sibérienne sans laisser de traces. Quelle que fut leur puissance, ces empires ne sont plus. Il n’est demeuré que des peuples dont le peuple arménien. En 1991, le foyer national arménien s’est rallumé, après avoir couvé pendant des siècles.
Le peuple arménien aurait dû disparaître plus d’une fois et pourtant il est toujours là, pour deux raisons qui n’en forment en fait qu’une : son identité et sa foi.
Le génocide de 1915 fut conçu et mis en œuvre par le gouvernement des jeunes turcs du comité union et progrès. Il avait mis au point le processus d’extermination méthodique de la population arménienne, une des communautés de l’empire ottoman: militaires, intellectuels, notables, hommes, jeunes et vieux, femmes et enfants furent assassinés, massacrés, pendus, décapités, égorgés, éventrés, massacrés à l’arme blanche, à la hache, au fusil, déportés, par train, à pied, pour finir par mourir de faim et de soif en grand nombre dans des camps, notamment en Syrie : tout ce que l’homme est capable de pire a été réalisé.
Les premiers massacres qui annonçaient le génocide eurent lieu en 1894/1896 puis en 1909.
Il nous faut citer quelques noms de responsables de ce génocide, les noms du Sultan Abdul Hamid (1894/1896), Enver PACHA, Talaat PACHA.
Mustapha KEMAL a parachevé cette œuvre mortifère en liquidant définitivement en Turquie la question arménienne.
1.5 millions d’arméniens, environ, ont été éliminés, les autres se sont enfuis ou se sont mêlés à la population par conversion forcée à l’islam, mariage forcé ou mise en quasi esclavage. Soit les deux tiers environ de la population arménienne de l’empire Ottoman. A l’échelle de la population française cela représenterait plus de quarante millions de morts.
Nous ne savons pas où, quand et comment nos arrières grands-parents sont morts. Il n’y eu ni sépulture, ni cérémonie. Un siècle plus tard, notre deuil n’est pas achevé.
Le Saint Père, le pape François, a fort justement dit « Cacher ou nier le mal, c’est comme laisser une blessure continuer à saigner sans la panser».
Nous pensons à eux et nous leur rendons avec affection l’hommage qui leur est dû.
Nous attendons de la Turquie et des turcs les mots qui libéreront les âmes tourmentées de nos morts et qui scelleront la réconciliation tant attendue. Peut-être cela prendra du temps voire même n’arrivera jamais eu égard à la posture désespérément négationniste des autorités turques. Qu’importe, nous n’oublierons jamais et nous rappellerons le crime des innocents . Tel l’œil, dans la tombe qui regardait Caïn, nous fixerons la conscience des turcs.

Les dirigeants turcs ont oublié une chose : la foi ne meurt jamais, elle transcende la matière et le temps.
La providence a ensuite guidé les pas de nos anciens ici, en France, la fille ainée de l’église.
Sitôt arrivés, ils se mirent à l’ouvrage et fondèrent une famille. La priorité était de vivre, enfin, et d’oublier. Ils ont regardé l’avenir et le ciel sans se laisser ronger par le chagrin et sans se laisser abattre par le renoncement. Ils nous ont peu parlé de leurs malheurs.
Avec l’âge et le temps, nous mesurons mieux, la force qui fut la leur. Aussi avons-nous l’obligation de ne pas les décevoir et d’aller toujours de l’avant.
Ils ont voulu que nous devenions français parmi les français. L’assimilation à la civilisation et à la société française fut donc une priorité dans nos familles. L’école porta notre espérance d’un avenir meilleur, le travail et la patience firent le reste. Force est d’admettre que n’avions plus rien et que nous avons beaucoup obtenu, parfois même au-delà de nos espérances.
Alors, nous sommes devenus français et nous avons reçu la France en héritage, à charge pour nous d’en préserver l’essence et la substance. Nous avons fait nôtres son histoire, sa langue, sa culture, ses traditions, ses morts et ses vivants.
Sans la providence qui épargna nos grands-parents et sans le privilège qui leur fut accordé de s’établir ici, nous ne serions pas nés. Par notre histoire, nous sommes ainsi éternellement liés à la France. Par notre histoire, nous mesurons à sa juste valeur ce que signifie recevoir le don de la vie.
Voilà notre histoire, jusqu’à vous.
Pour finir nous formons quatre vœux : celui de la préservation des hommes d’un pareil fléau à l’avenir, celui de la reconnaissance et de la réconciliation, celui de la réussite de la jeune république d’Arménie et enfin celui d’un avenir radieux pour notre nouvelle patrie.
Quant à savoir s’ils se réaliseront … Dieu seul le sait.

Arroseurs arrosés ….

Un des processus psychologiques du racisme est la généralisation erronée de cas particuliers à tout un groupe.
Certains cadres et dirigeants du parti socialiste et « assimilés », voire même des journalistes, généralisent, directement ou insidieusement, sans aucun fondement, à tout le groupe « Front National », les propos de quelques candidats.
Conclusion : certains cadres et dirigeants du parti socialiste et « assimilés », s’appuient sur le même processus psychologique que le racisme.
Comment peut-on, sciemment, tomber aussi bas ? Faut-il avoir échoué à ce point et n’avoir aucun élément positif à faire valoir pour en être réduit à une telle déchéance de l’être et de l’âme ? Comment peut-on avoir aussi peu d’estime de soi et des autres ? Pourquoi tant de haine de l’autre ?
Eloignons-nous de cette fange, au risque de corrompre nos valeurs : toute cette turpitude démontre la justesse de notre analyse et de notre projet.